29 octobre 2007
Life on Mars : petit bijou télévisé.
Aujourd'hui, j'ai envie de vous présenter une série anglaise de toute beauté : Life on Mars, dont le titre est inspiré de la chanson de David Bowie :
Une série... disco !
Le résumé
2006 : Sam Tyler est commissaire principal à Manchester. Alors que sa fiancée vient d'être enlevée par un psychopathe, Sam est gravement blessé après avoir été renversé par une voiture : il tombe dans un profond coma...
... et se réveille peu de temps après... en 1973 ! Une veste en cuir, une chemise rétro et une radio balançant la chanson "life on Mars" de David Bowie. Sam n'en revient pas ! Il vient d'attérir sur une autre planète ! Est-il fou ? Est-il toujours dans le coma ? Il sent en tout cas qu'afin de rentrer 'chez lui', il doit résoudre ses problèmes en 1973...
Retour aux sources
Série britannique comptant 16 épisodes répartis en 2 saisons, Life on Mars est très certainement une des meilleures séries du moment. Seulement 2 saisons ? Ceci n'est pas du à un défaut d'audience, bien au contraire, mais au sentiment des créateurs que la durée avait été suffisante pour traiter le sujet...
Et quel traitement de choix ! Les années 70 revues et réactualisées avec une classe et un sens de l'humour imparables ! Et quel casting de luxe ! John Simm, l'interprête principal (Sam Tyler) est déjà connu pour avoir officié dans la très prestigieuse série State of play - Jeux de pouvoir, tandis que Philip Glennister, interprête du très rugueux commissaire Gene Hunt est un vieux de la vieille, ayant roulé sa bosse dans Kingdom of Heaven, entre autres...
Confrontation de deux époques
Tout l'intérêt de la série repose sur la confrontation de deux époques, de deux méthodes de travail. En effet, Sam Tyler, flic du 21ème siècle se retrouve confronté à une police des années 70, rongée par la corruption, le sexisme, le racisme et l'incompétence. Commissaire principal dans son 'ancienne vie', Sam devient simple commissaire, sous les ordres de Gene Hunt, un flic de l'ancienne école, alcoolique, brutal, grossier et sexiste.
C'est drôle, non manichéen : les années 70 ne sont pas décriées et ridiculisées par l'avance technologique des années 2000. Le goût de rétro qui résulte de la série est savoureux : Sam est certain d'avoir raison, car il a le recul nécessaire sur les affaires qui se présentent à lui tout le long de la série, mais il est la risée de ses nouveaux collègues qui le considèrent comme froid et distant. Gene, bien que rugueux et brutal est un personnage chaleureux, apprécié de son entourage. Les années 70 sont colorées, flashy, glossy, chaque épisode prend ses couleurs selon le thème de la chanson principale qui l'illustre.
Voici une liste de chansons que l'on peut retrouver dans la série : que du bon !
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Entre rêve et réalité
Le traitement n'est pas artificiel, ce qui confère à la série toute sa qualité. En effet, Sam est apparamment dans le coma : ses liens avec le 20ème siècle sont sporadiques, tels qu'on pourrait se les représenter en ce qui concerne une personne dans un coma profond : l'extérieur communique avec lui par le téléphone, la télévision... Sam est incapable de répondre, mais il est conscient de sa situation.
Et on en vient à se demander où est le rêve et où commence la réalité ? Si tout ce qu'on sent, ce qu'on voit, ce qu'on ressent est la réalité, alors que représente ce nouvel univers dans lequel Sam évolue ? N'est-il tout simplement abusé par des hallucinations ? La conclusion de la série est intelligente et satisfaisante pour l'ensemble des télespectateurs : sans répondre à toutes les questions que l'on a pu se poser, elle propose un nouvel angle d'attaque de la série. Bref, que dire de plus, si ce n'est d'aller courir voir ce petit bijou ?
Et en bonus, voici un extrait de la série, parodiant les anciennes séries d'animation : Sam est en train de faire un rêve, il se voit en marionnette :
Pour plus d'informations, allez sur ce site.
Basileus.
17 juin 2007
Dr [H]ouse, un coup de balais dans les séries télé.
Là encore, pas de grande nouveauté dans cette catégorie, j'avais d'ailleurs réservé une partie d'article à cette série... Mais désormais que la saison 1 est sortie en dvd (et que j'ai pu enfin visionner les épisodes que TF1 n'avait pas daigné diffuser...), je peux vous en parler un peu plus sérieusement... ^^
-Quelle série !-
Le résumé
Officiant au Princeton Hospital depuis toujours, le docteur Gregory House est certainement l'une des institutions de l'établissement... S'il est si célèbre, c'est surtout à cause de son caractère : misanthrope, arrogant, irascible : voilà les adjectifs qu'on a l'habitude d'employer en parlant du diagnosticien.
Et en effet, le comportement de House envers ses patients est assez inédit. Préférant se faire passer pour un drogué plutôt que de faire passer des consultations ennuyeuses, évitant tout contact avec ses patients et mouchant tous ceux qui s'avéreraient lui faire une remarque par une réplique cinglante, House se révèle plus qu'asocial. Ne décrochant un sourire que tous les 36 du mois, House est facilement repérable à sa jambe boiteuse et à son inséparable canne. Se bourrant à la vicodine (anti-douleur très puissant), ce médecin peu conventionnel s'entoure d'une équipe de médecins diagnosticiens 'souffre-douleurs'...
Naissance d'un nouveau type de série
Produite par Brian Singer, le talentueux réalisateur des deux premiers volets des X-Men et inventée par David Shore, [H]ouse MD est basée sur un concept très simple et pourtant révolutionnaire. En effet, voyant le succès phénoménal de la série d'investigation Les Experts, David Shore décide d'inventer une série d'investigation... dans le milieu médical. Les criminels deviennent ainsi invisibles à l'oeil nu, tout en restant aussi dangereux.
Et pour pimenter le tout, il décide que la série doit tourner autour d'un personnage central charismatique : Gregory House. Ce dernier devra être capable d'analyser et de décrypter les comportements humains, tout en restant distant et... imbuvable.
L'idée de Brian Singer est celle qui donnera toute sa saveur au personnage : laisser au personnage une faiblesse, lui conférant une nouvelle dimension ainsi qu'une véritable humanité. House souffre aussi bien physiquement que moralement. La vicodine (ou codéine) qu'il prend sans arrêt sert-elle seulement à calmer les douleurs de sa jambe ? Tandis que les assistants qui l'accompagnent se tiennent du côté des spectateurs, tentant de décrypter la personnalité de House, nous avons également une autre vision, celle de son meilleur ami Wilson, l'oncologue (spécialiste du cancer), qui le connait mieux que personne et qui permet au spectateur de comprendre certaines facettes de son ami...
Des personnages riches
Le succès de cette série (plus de 3 millions de télespectateurs en 2ème partie de soirée pour TF1) tient très certainement à la richesse de chacun de ses personnages. Je diviserai l'équipe médicale en 3 parties :
1ère partie : la meilleure ennemie, Cuddy. Le docteur Cuddy est la directrice de l'établissement. Responsable de ses médecins ainsi que du budget de l'hôpital, elle doit gérer l'instabilité de House et le rappeler à l'ordre sans arrêt. Mais elle est également celle qui l'a engagé en toute connaissance de cause. Ennemie ? Amie ? La relation entre les deux semble fort ambigüe, Cuddy se laissant berner facilement par House quand il en éprouve le besoin... 2ème partie : le meilleur ami, Wilson. Wilson est très certainement celui qui connait le mieux House et depuis très longtemps. House éprouve pour ce dernier une sorte de fascination : Wilson est le seul médecin qu'il connait capable de dire à ses patients qu'ils vont mourir et d'en être remercié pour ça ! Les deux caractères mis en balance sont tout à fait dichotomiques, permettant à House de pallier à son manque de tact et de douceur. Wilson fait également figure de 'Gimini Criquet' afin de faire qu'House se remette parfois en question.
3ème partie : le staff. Choisie par House lui-même, son équipe de diagnosticiens est partagée entre Chase, le jeune et bel australien, fils d'un célèbrissime rhumatologue ; Foreman, l'ancien membre de gang et réfractaire face à l'attitude de House ainsi que Cameron, la belle doctoresse compatissante, amoureuse de House. Chacun cache des blessures secrêtes et reste fidèle à House et à ses compétences. Comme je le disais en haut, ils ne savent pas tout de leur boss et tentent de le déchiffrer en même temps que le spectateur. House devient alors un sujet fascinant de mystère...
Une conception humaine de la médecine
Si Hugh Laurie, l'interprête de Gregory House a obtenu deux fois de suite un Golden Globe du meilleur acteur de série dramatique, ce n'est pas un hasard. Le personnage de House est complexe, je l'ai déjà dit, mais il est également d'une grande humanité. Heurter la sensibilité de ses patients lui est très secondaire, ce qui compte à ses yeux, c'est de pouvoir le sauver. A une patiente qui lui demandait de pouvoir mourir dignement, il répond qu'il n'y a aucune dignité dans le fait de mourir : on meurt, point. Mais on peut vivre dignement.
Là est toute l'ingéniosité des créateurs de la série : si House se comporte de cette manière envers ses patients, c'est certainement parce qu'autrefois, lui aussi s'est retrouvé au seuil de la mort. Dès le début de la série, on nous donne l'explication de sa jambe boiteuse : il a eu un infactus au niveau de la jambe qui a été mal diagnostiqué. Mais ce n'est que lors de l'épisode 21 de la première saison que l'on peut voir comment tout s'est enchaîné. Différentes conceptions de la médecine s'affrontent.
Faut-il respecter le choix du patient à chaque fois ? Faut-il absolument le sauver de lui-même ? L'empathie est-elle nécessaire à un bon médecin ? Un bon médecin doit-il toujours suivrent les règles qui lui sont dictées ?
Jamais moqueuse, jamais mélo-dramatique, la série est une belle mise en scène de la Vie. Capable de faire rire comme de faire pleurer, le docteur House est très certainement l'un des personnages les plus complexes aperçus dans des séries télévisées. Autrement dit, vous allez adorer le détester ! :-D
En guise de conclusion...
Bien moins fadasse que son modèle des Experts (désolée pour tous les fans, je n'accroche pas trop à cette série... ^^'), bien moins dégoulinante que Grey's anatomy (que je regarde quand même, je l'avoue !), plus savoureuse qu'Urgences, Dr House est incontestablement l'une des meilleures séries de ces dernières années. Donc, si vous ne connaissez pas, précipitez-vous sur TF1 le mercredi en seconde partie de soirée, vous ne le regretterez pas ! :-D
Pour plus d'informations, rendez-vous sur le site officiel.
Vous pouvez également vous rendre sur ce site français.
Basileus.
28 avril 2007
Desperate Housewives : le désespoir est tendance !
Pas grand chose de neuf dans le petit poste en ce moment, mais étant donné que M6 a décidé de rediffuser la saison 1 des Desperate Housewives, j'ai eu envie de vous apporter mon analyse, tant pour la saison 1 que pour la saison 2 qu'il m'a été donné récemment de visionner... ^^
Elles sont à croquer !
Le résumé
Wisteria Lane est une petite banlieue américaine typique : ses maisons toutes alignées, les unes à côté des autres, où ses habitants vivent en harmonie. Ici il n'y a que des rapports de bon voisinage... Comment pourrait-il en être autrement d'ailleurs ? Nous avons tout d'abord la famille Van de Kamp parfaite de tous les points de vue : des enfants (Andrew et Danielle) superbes, un père (Rex) aimant et une mère (Bree) ... parfaite. La famille Scavo, juste devant chez eux supporte plus difficilement la comparaison avec le père (Tom) parti la plupart du temps au travail et la mère (Lynette) débordée par ses quatre enfants en bas âge. Gabrielle et Carlos Solis, mariés et sans enfants n'envient d'ailleurs pas leur situation. Et puis il y a aussi Susan Mayer, mère célibataire qui élève sa fille Julie et qui n'hésite jamais à se créper le chignon avec la belle Edie Brit, la bimbo du quartier...
Et tout serait pour le mieux dans le meilleur des mondes si un beau jour leur amie Marie-Alice Young ne s'était pas donnée la mort en se tirant une balle dans la tête... Les Desperate Housewives vont bientôt découvrir qu'un paisible quartier de banlieue cache souvent bien des secrets...
Les personnages
Avant de passer à des analyses plus poussées, j'ai envie de vous présenter les personnages principaux de la série, les femmes, bien évidemment ! :-D
Lynette Scavo (Felicity Huffman)
Mariée à Tom Scavo, Lynette est avant tout une mère au foyer. Elevant quatre enfants (deux jumeaux infernaux de 7 ans, un petit de 6 ans et une fille d'un an),
elle n'a plus de temps pour elle et cela l'angoisse absolument. Se voyant réduite à n'être plus qu'une mère, Lynette aspire secrêtement à travailler de nouveau dans la publicité... Lynette est une femme moderne qui assume aussi bien ses débordements vis-à-vis de ses enfants que son amour pour son époux ou son envie de travailler. Elle est certainement un des personnages les plus forts de la série.
Gabrielle Solis (Eva Longoria)
Ancien mannequin, Gabrielle est l'un des personnages les plus superficiels. Mariée à Carlos Solis, Gabrielle n'a à se préoccuper à longueur de journée que de son apparence physique...
Et elle s'ennuie, la pauvre Gaby, et son seul réconfort, elle le trouve dans son jardinier de 17 ans, John Rowland... Et bien qu'elle apparaisse souvent sous des abords intéressés, Gaby reste une femme touchante, qui sait se battre pour ce qu'elle désire et qui use de tout ce qui tombe sous sa main pour arriver à ses fins. Gabrielle est le personnage le plus volontaire de la série (et aussi l'un des plus hilarants.)
Bree Van de Kamp (Marcia Cross)
Dire à Bree qu'elle est 'parfaite' serait très certainement le plus beau compliment à ses yeux... Car c'est ce qu'elle recherche plus qu'autre chose : être une mère parfaite, une épouse parfaite,
une femme parfaite et une hôtesse parfaite. Mais tandis qu'en apparence elle maintient l'illusion, en coulisses tout se casse la figure : Rex décide de quitter la maison, Andrew et Danielle ne l'aiment pas, bref Bree est aux commandes d'un vaisseau qui est en train de prendre l'eau. Au cours des deux premières saisons, nous verrons la lente descente aux enfers de Bree. Bree est certainement le personnage le plus étonnant de la série (et la plus savoureux.)
Susan Mayer (Teri Hatcher)
Mère divorcée, Susan est la 'femme actuelle'. Elevant seule sa fille de 15 ans Julie, elle apparait en fin de compte comme celle dont il faut prendre soin.
Trompée par son ex-mari Karl, elle tombe amoureuse de Mike, le mystérieux plombier qui vient de s'installer en face de chez elle. Là encore, c'est un amour malheureux puisqu'elle va découvrir que le beau Mike est un ex-taulard et qu'il se n'est pas installé à Wisteria Lane par hasard... Susan est la grande gaffeuse, celle qui tombera toujours dans les mauvais plans... Son personnage est le plus drôle de la série.
Edie Brit (Nicolette Sheridan)
On finit avec mon personnage préféré : Edie Brit. Croqueuse d'hommes, Edie est également de celles qui croquent la vie à pleines dents...
Quand je parlais tout à l'heure de personnage qui s'amuse entièrement, Edie fait partie du lot. Ce qu'elle pense, elle le dit, et peu importe si cela étonne ou blesse. Elle n'y va jamais par quatre chemins, mais c'est toujours jouissif pour le spectateur. Le plus intéressant dans son personnage, c'est également sa grande humanité : quand on est une belle garce, on n'a pas vraiment d'amis... En tout cas, Edie est certainement le personnage le plus touchant de la série.
Girl power !
Une chose est sûre, il est bien fini le temps où l'on nous culpabilisait pour la pomme d'Adam ! Marc Cherry, le concepteur de la série a révolutionné le monde de la télévision en nous offrant la réalité de la femme moderne, et ce, depuis son générique d'entrée. En effet, quoi de plus féministe qu'un générique faisant référence à l'histoire immémoriale de la femme ? Tout y passe, de la fameuse pomme à la mère parfaite des années 60, et les clichés sont savoureusement bousculés. La femme moderne est débordée entre son rôle de mère, d'épouse, d'amie, de working girl ou de ménagère de plus ou moins 50 ans. Toutes les femmes sont croquées par Cherry, elles se retrouvent toutes au premier plan et on adore !
C'est la révolution des fourneaux, les clichés sont balayés, les hommes en prennent pour leur grade et ont peur pour leur peau ! Sans vouloir vous spoiler, je peux vous dire que les hommes ont la vie dure dans la série, les acteurs sont nerveux, leur personnage pouvant disparaître à tout moment !
La série qui ose.
Les clichés étant à la trappe, je rajouterai que les tabous y sont également !
Tous les sujets sont abordés et ce, de façon non conventionnelle, un vrai régal pour les yeux et les oreilles. Prostitution, sado-masochisme, meutre, dépression nerveuse, rumeurs et autres raccolages : tout y passe dans cette banlieue d'allure si conventionnelle. Les intrigues secondaires abordent des thèmes qui touchent également les télespectateurs : le désir d'enfant, les adolescents difficiles, l'homosexualité, la relation avec ses parents, le divorce ou la quête de l'amour. Tout est analysé finement et intelligemment, on ne juge pas, on essaie juste de donner un regard humain à la situation des personnages.
Une nouvelle génération de séries...
Si je parle d'une nouvelle génération de séries télévisées, c'est en toute connaissance de cause. Car il faut analyser l'évolution des séries en 3 grands mouvements : au début, les séries qui n'avaient pas d'intrigue principale (j'entends par là que les séries se déroulaient linéairement suivant l'intrigue de début, mais qu'aucun événement majeur ne venait troubler les épisodes capable de contre-carrer l'intrigue : l'Enterprise de Star Trek a toujours été en quête de nouvelle planète, rien de plus...) - puis, les séries qui en ont enfin eu une, mais qui n'en finissait pas de se rallonger suivant des éléments nouveaux et inattendus (je pense par exemple au Caméléon dont le but était de retrouver son identité et qui s'est perdu dans plusieurs intrigues annexes.) - enfin, la nouvelle génération de séries proposant une intrigue se résolvant à la fin de chaque saison (je vous citerai des séries comme Prison Break, Veronica Mars ou Nip/Tuck)
Ce mode de fonctionnement permet au spectateur de ne pas trop se lasser, tout en demandant un renouvellement constant. Et tandis que les points positifs sont nombreux, les points négatifs y abondent également. En effet, ce rythme effréné impose une descente dans la surenchère (Cf. Nip/Tuck) et impose une qualité constante dans les intrigues de fond. Et tandis que l'intrigue de la saison 1 est bétonnée (parfois même un peu trop tortueuse), celle de la saison 2 est linéaire et sans saveur. Heureusement que la série se rattrape avec ses intrigues secondaires génialissimes.
En conclusion
Voilà enfin une série qui nous change du train-train quotidien tout en nous y replongeant avec délice. Car ce n'est moins pour ses intrigues principales que pour ses petits tracas du quotidien que les Desperate Housewives nous enchantent...
Désespérées ? Pas tant que ça ! ;-)
Merci au site officiel.
Pour plus d'informations, allez ici.
Basileus.
14 mars 2007
Dr House, Scrubs, Grey's anatomy : La relève d'Urgences est assurée...
Depuis 1994, Urgences règne en maître sur les séries de blouses blanches et autres médecins dragueurs et "bogoss"... ;-) Mais voilà que la déchéance arrive peu à peu... Perdus dans les brumes de Chicago les George Cloney, les Noah While ; perdus dans l'océan de la notoriété les scénarios bétons... La série reste intéressante (eh oh! Je regarde toujours!!) mais l'originalité est perdue... Désormais, place aux jeunes !! >.<
-Toute une époque...-
La relève...
Et voilà que les petits nouveaux arrivent peu à peu... Et voilà aussi que le succès s'amène... Dans cet article, je vais parler de deux séries du tonnerre, deux séries qui cartonnent en ce moment, aussi bien aux Etats-Unis qu'en France, j'ai nommé Dr. House, Scrubs et Grey's Anatomy. Toutes trois fonctionnant et cartonnant dans des domaines différents, ces séries ont réussi à s'imposer en un rien de temps auprès des spectateurs...
Scrubs, ils mangent des clowns tous les matins !
Cette première série que je tenais à présenter depuis quelque temps déjà mise avant tout sur son humour délirant et décalé... Alors que Urgences s'ouvre sur les premiers pas du Dr. Carter (alias Noah While), Scrubs relate les premiers pas de John Dorian, surnommé J.D. par ses amis Eliott Reid, médecin complexée et Chris Turk, chirurgien au grand charisme. Il sera pris en charge par le Dr. Cox, un médecin peu aimable et rétif aux décisions prises par le directeur de l'hôpital, le Dr. Kelso. Et sa vie ne serait pas si compliquée que ça si en plus de ses malheurs ne venaient pas s'ajouter les crasses que lui tend l'homme de ménage !
Cette série mise avant toute chose sur l'humour (certains épisodes sont déjà cultes, notamment celui qui faisait référence à Star Wars où les filles, costumées en Leia aboraient des chignons en pains aux raisins ! N'oublions pas non plus cet épisode écrit entièrement comme une comédie musicale...) Mais sa force ne réside pas uniquement là dedans... Et c'est d'ailleurs la grande constance que l'on retrouvera systématiquement dans les séries "médicales" : l'humain est omniprésent. On rit, mais à aucun moment on ne se moque. Eliott est névrosée, incapable de voir en elle le moindre talent ; le Dr. Kelso, effrontément méchant et avare est aussi un homme seul ; le Dr. Cox, bien que plein d'assurance et de confiance cache des blessures secrêtes...
On aborde les mêmes thèmes que dans Urgences, mais avec plus de fraîcheur, de justesse... Bien souvent, les guest star soufflent aux héros la première place : on se souviendra entre autres de Michael J. Fox, jouant un chirurgien atteint de tocs ; Nick Shröder (héros de Ricky ou la belle vie) incarnant avec naturel un infirmier victime de discrimination sexuelle ; ou bien Sean Hayes (Jack Mc Farland dans Will and Grace) jouant un médecin génial et adoré de tous... sauf de J.D. qui en devient exessivement jaloux.
Pas de tabou dans Scrubs, la vie y est analysée au scalpel, les moindres problèmes de société y sont dénoncés : solitude, mort, maladie, amour, discriminations de toutes sortes, famille... Et on en redemande !
Rendez-vous sur le site officiel.
Grey's anatomy : romance hospitalière.
Je suis sûre que ce titre vous dit quelque chose... Pour sûr ! Grey's Anatomy est très certainement le dernier gros carton en date pour TF1 : diffusée en seconde partie de soirée, la série a carrément explosé l'audimat en poussant jusqu'aux 40% de part de marché. Autant vous dire tout de suite que TF1 n'a pas traîné pour se raviser et diffuser assez rapidement du reste la fin de la saison 2 en prime time...
Bon, pour un résumé complet, je me contenterai d'user et d'abuser de copier/coller, en effet, je n'ai vu que les deux premiers épisodes de la saison 1 (composée de 9 épisodes au total.)
Meredith Grey, fille d'un chirurgien très réputé, commence son internat de première année en médecine chirurgicale dans un hôpital de Seattle. La jeune femme s'efforce de maintenir de bonnes relations avec ses camarades internes, mais dans ce métier difficile la compétition fait rage. Les erreurs ne sont désormais plus tolérées, d'autant plus si l'on couche dès le départ avec son supérieur direct, celui que Mérédith surnommera plus tard "le docteur mamour", plus connu sous le nom de Dr. Shepard...
Plus portée sur les relations humaines que ses deux prédécesseurs, Grey's Anatomy nous la joue plus intimiste, plus romancée... Je dois avouer qu'après le visionnage des deux premiers épisodes, je me suis crue tout droit sortie d'un énième Harlequin sirupeux, et j'ai lâché l'affaire. Alors quoi ? Pourquoi est-ce que je m'échine à parler de cette série ?
Malgré son côté "overdose de sucre", Grey's anatomy se révèle également 'sanglante' par bien des aspects... C'est par ses coulisses que la série se pose en grande scandaleuse : l'un des acteurs ayant été obligé de révéler son homosexualité à toute la presse people, suite à une altercation avec l'un de ses collègues : les tensions parcourent la série... Et puis, certains épisodes vous donnent la chair de poule, vous savez, cette impression que vous avez quand vous regardez quelque chose de très réussi : je pense notamment à l'épisode où un patient avait dans le ventre un engin explosif ou bien à l'épisode cliffhanger pour la fin de la saison 2.
Grey's anatomy est une série à laquelle on se laisse prendre facilement, mais dont les qualités intrinsèques ne sont tout de même pas indéniables (oui, comme beaucoup, je regarde à cause du Dr. Shepard) et c'est ce qui fait la faiblesse de la série.
Dr. House : ou comment adorer se faire maltraiter ?
Alors là, attention à vous, cette série me fait l'effet d'une petite bombe : c'est mon GROS coup de coeur de ces derniers temps. Et pourtant, rien de nouveau sous le soleil... Je m'explique : Dr. House, c'est en gros comment reprendre Les Experts à la sauce Urgences ? (Ah là là, quel succès, ces Experts... ^^')
Et là, c'est le drame : TF1 est déterminée sur ce coup à nous avoir la peau : quoi de plus logique que de commencer la diffusion de la série par... l'épisode 3 ? Il n'y a plus de respect pour rien en ce bas monde... Le Docteur Gregory House est dépourvu de bonnes manières et ne communique pas avec ses patients. Jeune, il a eu une grave infection qui l’oblige depuis lors à utiliser une canne. Il fait preuve de beaucoup d’obstination envers les cas qui lui sont confiés, particulièrement si ses confrères ont échoué avant lui ! Son comportement est perçu par les autre comme antisocial ou presque. Physicien, il a des pensées peu conventionnelles mais son instinct sans faille lui a permis d’acquérir beaucoup de respect… Spécialiste des maladies infectieuses et brillant diagnosticien, il aime résoudre des énigmes dans le but de sauver des vies. Il est secondé par une équipe de jeunes experts : un neurologiste, un immunologiste, sans oublier son bon ami le Dr. James Wilson un spécialiste en oncologie. (merci Saint patron du Copier/Coller !)
En regardant cette série, j'ai les paroles de ma prof de français de Première qui me reviennent en tête : "les personnages les plus intéressants en littérature (comme ailleurs) sont les monstres." Ici pas de beau médecin plein de fougue et d'amour pour son prochain : House est hargneux, grincheux, il ne recule devant aucun coup bas pour échapper aux visites médicales banales et sans intérêt qu'il doit à son hôpital... et en plus il boite ! :-D
Le public ne se trompe d'ailleurs pas : Hugh Laurie, interprête de ce personnage a reçu pour la seconde année consécutive le Golden Globe du meilleur acteur de série dramatique. Quel plaisir de savourer une telle série sortant des sentiers battus, permettant de découvrir un personnage d'une telle richesse : un grand bravo à TF1 pour nous l'avoir faite découvrir !
Merci au site officiel.
En guise de conclusion, je ne pourrai que vous conseiller vivement de regarder Scrubs sur M6 tous les vendredi soirs à partir de 0h30 ainsi que Dr. House sur TF1 tous les mercredi soirs en seconde partie de soirée. Si vous avez de l'argent à gaspiller, vous pourrez aussi vous procurer les coffrets dvds de Grey's anatomy, bien qu'il serait nettement préférable d'acheter à la place le coffret de la série Oz qui vient tout juste de sortir en France (infos : ici.)
Basileus.
27 février 2007
France Five : le sentai qui fleure bon la baguette... ^^
Une fois n'est pas coutume, je ne vous présenterai pas ici une série qui passe ou qui passera à la télévision, et pourtant, France Five est déjà une série culte ! >.<
Pink à la mode, Black Beaujolais, Red Fromage, Blue Accordéon et Yellow Baguette !
Et rien que pour le plaisir, voici le générique de la série ainsi que ses paroles :
Générique France Five
envoyé par zachyoun
Jushi Sentai, FRANCE FIVE!!
De Bourgogne en Aquitaine / Lexos treize menacent nos plaines. / Fiers défenseurs du rouge, blanc et bleu / Courage... Espoir... FRANCE FIVE!
Du haut du ciel on menace nos baguettes. / Plus de bons vins, plus de bals musette. / Pour nous sauver, formez le bataillon. / Et qu'à jamais fleurisse le Roblochon.
Concorde, Panthéon. / Camembert, Saucisson.
Dans notre coeur resteront à jamais : / Voltaire, Napoléon. / Rillettes et tire-bouchons. / Fraternité, égalité, liberté!
Jushi SENTAI / FRANCE FIVE!
Jushi SENTAI / FRANCE FIIIIIIIIIIIVE!!!!!
Succes story
France Five, c'est avant tout l'histoire d'une bande d'amis qui, un soir, se lancent le défi un peu fou de reproduire les séries sentai dont ils raffolent. Entièrement réalisée par des bénévoles passionés, et commencée en 1999, la mini-série ne tarde pas à devenir culte et, en moins de trois épisodes, les France Five deviennent de véritables stars.
Plus de conférences sur le sentai ou les manga sans que l'un des membres ne soit invité. Akira Kushida, chanteur du générique de X-Or et véritable star au Japon se propose même de composer le générique d'entrée de la série...
Quelle est la recette du succès, vous demandez-vous ? "imiter sans parodier." En effet, le concept France Five repose avant tout sur le respect des codes du sentai.
Les codes stricts du sentai.
C'est un titre que j'ai déjà utilisé lorsque j'ai parlé dans ma section "manga-mania" des codes du shônen. Au Japon, les catégorie reposent sur des codes bien précis. Tout d'abord, "qu'est-ce qu'un sentai ?" demandez-vous d'un air innocent??? Pas de ça chez nous, messieurs-dames ! Bien sûr que vous connaissez ce genre ! Qui oserait dire qu'il n'a jamais vu un épisode de Bioman, Power Rangers ou de X-Or ?
Tout d'abord, le sentai met en scène cinq héros (et héroïnes) revêtant des couleurs aux significations bien précises :
Les Japonais reconnaissent aux couleurs "des significations particulièrement délicates dépassant ce que l’homme est capable de décrire". Les écoles shintoïstes enseignent à leurs initiés les correspondances suivantes :
Noir et Violet : Nord - Primitif, origine, paradis. Bleu ou Vert : Est - Vie, création. Rouge : Sud - Harmonie et expansion. Blanc : Ouest - Intégration et propulsion. Jaune : Centre - Créateur, unité. (le héros rouge sera toujours le leader de son groupe.)
Ces héros se battent contre des méchants vilains pas beaux envahisseurs et destructeurs de l'Humanité et de la planète toute entière. Très souvent, le monstre est rapidement vaincu, mais, aidé par des puissances supérieures et invisibles aux héros, il est ressuscité en plus puissant et en plus grand. Heureusement, les héros possèdent eux aussi leur robot géant qui va enfin combattre les monstres.
On peut aussi se focaliser sur la gestuelle des acteurs empruntant quasiment au kabuki ou au Nô, théâtres traditionnels japonais. Chaque geste, chaque mimique contient intrinsèquement un sens, une émotion (n'oublions pas que lorsqu'ils revêtent leur uniforme de "super-héros", les acteurs ont leur visage entièrement caché aux yeux du télespectateur...)
Petit résumé.
Les France Five sont des Sentai francais, qui ne jurent que par la piquette et le vieux pané. Evidemment, ils sont toujours prêts à défendre leur beau pays contre la racaille extraterrestre.
Heureusement qu'ils sont là, car le vil Glou Man Chou a en effet l'intention de s'attaquer à notre planète bleue après avoir réduit l'univers en esclavage.
La défense terrienne est cependant prête à l'accueillir : les gouvernements du monde ont depuis longtemps fait confiance à la France pour leur défense planétaire, et la Tour Eiffel émet un champ protecteur puissant empêchant l'arrivée en masse de l'ennemi.
Une attaque directe n'étant pas envisageable, ce dernier prépare déjà mille plans diaboliques pour détruire l'oeuvre de Gustave Eiffel.
Mais les France Five veillent... (Merci au site officiel des France Five.)
Les personnages.
Toujours en m'appuyant sur le site officiel, je me propose de vous faire découvrir les personnages clés de la série.
Red Fromage : Antoine Deschaumes Sébastien Ruchet (Leader du groupe.)

Très concerné par son rôle, il ne rigole pas souvent et fait preuve de grands élans de patriotisme. Suivre les ordres et faire régner la justice sont ses priorités. Il rigole peu, ou alors à la fin des épisodes lorsque tout danger est écarté. Il a quelques problèmes avec les relations extra-professionelles, et se fera souvent traîner par les autres pour s'amuser.
Black Beaujolais : Thierry Durand Grégory Goldberg

Fils d'un très riche propriétaire viticole du Beaujolais, il a cependant rejeté l'héritage et le patrimoine familial, préférant vivre comme un rebelle sur les routes de France. Toujours en retrait, il cache ses sentiments et rentre souvent en conflit avec toute forme d'autorité. Bien qu'il respecte Red, il ne le lui montrera cependant jamais, préférant tenter seul ce qui n'est faisable qu'en groupe. Il a cependant un peu de tendresse pour Yellow Baguette.
Blue Accordéon : Albert Dumas Daniel Andreyev

Fils d'un excellent musicien, il est l'élément à la fois réfléchi et comique du groupe. Son but est bien entendu de combattre les Lexos, mais tant que faire se peut dans la bonne humeur. Son gros défaut est d'être altruiste et très curieux, à cause de son coté concierge.
Yellow Baguette : Jean Pétri Thomas Blumberg

Apprenti boulanger de talent et séducteur incorrigible, il est cependant le benjamin du groupe. Cette position de plus jeune l'amènera souvent à trop en faire pour prouver aux autres qu'il est capable. Légèrement irresponsable, il n'hésite pas à montrer ses pouvoirs aux filles pour s'assurer des conquêtes.
Pink à la Mode : Catherine Martin Wendy Roeltgen / Nolwenn Daste

Top-modèle reconnue et couturière de haut niveau, cette femme du monde est un peu trop précieuse pour nos héros. Habituée aux soirées mondaines sans pour autant être trop bourgeoise, c'est une maniaque de la propreté ce qui amènera quelques gags vis-à-vis des garçons du groupe. Enjouée, elle est avec Blue l'élément de bonne humeur du groupe. Faussement inaccessible, elle est en fait très intéressée par Silver.
Glou Man Chou David Guélou
L'empereur de la planète Lexos. Etre cruel, il représente la méchanceté dans sa forme la plus manichéenne. Après avoir détruit des planètes entières, il décide de faire de la Terre sa prochaine cible. Mais c'est sans compter les ondes émises par la Tour Eiffel qui empêchent la totalité de ses troupes de débarquer. Désormais, sa seule préoccupation est l'anéantissement de la France et de sa capitale.
En guise de conclusion.
France Five, aventure d'un soir ne comptait pas dépasser le premier épisode, mais devant l'enthousiasme des internautes, l'équipe des joyeux lurons a décidé de réitérer l'aventure pour cinq épisodes en tout. Le cinquième et dernier épisode est prévu pour très bientôt, nous aurons donc l'immense joie de voir la conclusion d'une épopée d'une bande de copains.
Allez donc sur le site officiel des France Five.
Basileus.
18 février 2007
One Tree Hill.
A l'occasion de la sortie en dvd de la saison 3, j'en profite pour vous présenter l'une de mes séries coup de coeur de l'année : One Tree Hill, plus connu en France sous le titre d'une platitude à pleurer : Les Frères Scott.
Le résumé
Nathan et Lucas ont la même passion pour le basketball, ce qui est d'autant moins étonnant que tous deux sont frères. Le problème se trouve être dans la personne de Dan, leur père. A la sortie du lycée, Dan laisse Karen, son amie, enceinte, puis il décide de se marier avec Deborah. Alors que Lucas n'est pas reconnu par son père et est élevé par sa mère et son oncle paternel Keith, Nathan devient le fils légitime de Dan.
Les années passent. Tandis que Nathan devient la star de l'équipe de basket du lycée de Tree Hill, Lucas préfère s'adonner au basket de rue. C'est Keith, son oncle qui décide de lui donner sa chance en l'introduisant dans l'équipe... Mais Nathan n'est pas prêt à se laisser ravir la vedette par son frère et Dan devient de plus en plus odieux. Lucas parviendra-t-il tout de même à trouver sa place, malgré ce père qui le renie, malgré ce frère qui le hait ?
Les personnages
Lucas Scott (Chad Michael Murray)
Lucas est le fils de Karen Roe et de Dan Scott mais puisqu'il n'a jamais été reconnu par son père, Lucas a en fait été élevé par son oncle, Keith Scott. D'une nature plutôt solitaire (marginale), il est ami d'enfance avec Haley James, jeune fille intelligente et épanouie... Ses deux passions sont la littérature (chaque début d'épisode commence par une citation d'un grand écrivain) et le basket.
Il tombe amoureux de Peyton Sawyer qui est la petite amie de Nathan, mais il sortira finalement avec Brooke Davis, sa meilleure amie et capitaine des pom-pom girls.
Le personnage de Lucas est vraiment très intéressant. Volontaire, bagareur : Lucas ne s'avoue jamais vaincu, même devant la pire des adversités. Il prend en fait modèle sur sa mère, Karen, qui a du l'élever alors qu'elle sortait à peine de l'adolescence... Son modèle paternel, il le prend sur Keith qu'il aide dans son garage. C'est d'ailleurs cette relative stabilité familiale qui confère à Lucas sa maturité : il sait reconnaître ses erreurs. Il sera toujours hanté par l'ombre de son père naturel, Dan, hanté à l'idée de pouvoir lui ressembler...
Nathan Scott (James Lafferty)
Nathan est le fils de Deborah et Dan Scott. Elevé à travers la névrose de Dan pour le basket (Dan est un ancien champion de Basket de Tree Hill), Nathan est balloté entre sa passion pour ce sport (il est considéré comme le meilleur joueur de l'équipe et se trouve être le capitaine de l'équipe) et la comparaison incessante d'avec son père. Il se protège derrière une apparence de "bad boy" : jaloux de son frère Lucas, il n'hésite pas à lui faire subir les pires humiliations.
Haley, l'amie de Lucas décide de faire un pacte avec Nathan afin qu'il laisse son frère tranquille : pour qu'il remonte ses notes, elle devient sa tutrice.
Le personnage de Nathan est tout aussi riche que celui de Lucas, car on découvre à travers ses yeux l'influence de Dan. Alors que Lucas souffre de l'absence d'un père, Nathan souffre de l'omniprésence de Dan. Tout comme pour Lucas, Nathan est obsédé par la comparaison incessante qui existe entre lui et son père. Dan ne cesse de ressasser ses souvenirs de capitaine de Basket, et au lieu d'encourager son fils, il ne fait que de rabrouer constamment, le mettre au défi. De plus, Nathan est un personnage d'une grande richesse de par sa volonté de se défaire des chaînes qui le lient à ses parents, à sa mauvaise nature.
Dan Scott (Paul Johansson)
Mark Schwahn, le créateur de la série disait de ce personnage qu'il était très certainement le pire père que le spectateur rencontrera jamais dans ce type de série. Je dirais même plus : il est très certainement l'un des meilleurs personnages ! Père de Nathan et de Lucas, il a toujours renié ce dernier, n'hésitant pas à répéter même devant Lucas que Karen aurait du avorter, comme il le lui avait conseillé. Frère de Keith, il n'hésite pas à faire sentir à son grand frère combien il a raté sa vie.
Egocentré, tourné vers son passé de capitaine de basket, Dan est un personnage amer et qui fait payer tous les membres de son entourage. C'est un personnage entier, qui ne recule devant rien pour parvenir à ses fins, et peu importe s'il doit écraser les personnes qui se trouveront sur son chemin. Il est la plus grande cause des souffrances que les personnages endurent dans cette série (ce n'est pas banal d'avoir un vrai méchant.) Néanmoins, les créateurs de la série ont été assez intelligents pour le rendre "humain" : les raisons qui l'ont poussé à demander à Karen d'avorter sont intelligibles : il était jeune et ne voulait pas gacher sa vie...
Karen Roe (Moira Kelly)
Karen Roe est la mère de Lucas et l'ex-petite amie de Dan Scott. Enceinte à 17 ans, elle décide de garder l'enfant, contre l'avis de Dan, qui décide pour sa part de renier l'existence même du bébé. C'est Keith, le grand frère de Dan qui lui viendra en aide et qui élèvera avec elle Lucas.
Exemple de la mère célibataire forte et combattante, Karen est un personnage magnifique de simplicité et de grandeur d'âme. Elle ouvrira un café (le Karen's Café) et gardera toujours la tête haute malgré les rumeurs propres à une petite ville telle que Tree Hill... Pour l'anecdote, c'est à son personnage que l'on doit le titre de la série. En effet, les fans harcelaient Paul Schwahn afin de savoir pourquoi ce titre sibyllin, il a donc rajouté une scène où Karen dit à son fils qui désire quitter la ville : "There's only one Tree Hill" (il n'y a qu'un seul Tree Hill.)
Peyton Sawyer (Hilarie Burton) - Brooke Davis (Sophia Bush) - Haley James (Bettany Joy Galeotti)
Comme je ne tiens pas à écrire tout un roman (il se fait tard ! :-D), je présente dans un seul paragraphe les filles de la série. Elles sont un pilier pour la série, chacune ayant une personnalité forte et riche (ce qui n'est pas une constante dans ce genre de série : Dawson n'avait que Joey, Newport Beach a la palotte Marissa Cooper...)
Peyton tout d'abord : orpheline de mère, Peyton est la fille de Larry Sawyer, pêcheur de profession, toujours en mer. Pom-pom girl et amie de Brooke Davis, Peyton est néanmoins très éloignée de ce genre de personnage archétypal. Ses passions se partagent entre le dessin (elle met en scène son quotidien) et la musique (sa chambre regorge de vinyls de collection.) Au début de la série, elle sort avec Nathan, mais se sent délaissée et complètement déconnectée.
Elle est attirée par Lucas avec qui elle se sent plus d'affinité, de ressemblance. C'est un personnage très fort, posé et réfléchi, elle agit selon son coeur.
Brooke, ensuite : amie avec Peyton depuis l'enfance, Brooke est la plus délurée des deux : sexy, pleine de vie et de joie, elle est la capitaine des pom-pom girls, supportant l'équipe des Ravens de Tree Hill. Ayant grandi dans une famille plus qu'aisée, Brooke apparait comme un stéréotype : enfant gatée, dépensant son argent aux quatre vents et croqueuse d'hommes, Brooke se révèle peu à peu pour briser tous les clichés mis en place.
Elle est l'un des personnages les plus intéressants à découvrir : son apparente assurance cache de gros complexes ainsi qu'une très grande fragilité...
Haley, pour finir : amie d'enfance de Lucas, elle représente un des piliers de la série. Elle est très certainement l'élément le plus stable et le plus mature de la série. Belle, intelligente, discrète et douce, Haley est la fille parfaite ! Elle n'hésite pas à parler avec humour de sa relation avec Lucas, n'hésitant pas à se comparer avec Joey et Dawson de la série du même nom. D'une grande générosité, elle n'hésite pas à protéger Lucas de son frère Nathan en proposant à ce dernier de l'aide pour ses devoirs. C'est elle qui donnera sa chance à Nathan et qui découvrira sous la carapace la véritable personnalité du jeune homme... On ne découvrira que tardivement dans la série sa passion pour la musique, plus particulièrement le chant.
Une série bien dans sa peau.
C'est là que d'habitude je vous fais part de mon avis... A ce que j'ai lu sur le net, concernant cette série, un adolescent sur deux regarderait cette série. Ces chiffres m'ont frappée : cette série serait-elle la nouvelle Dawson ? Moi, ado, je regardais en effet cette dernière (au début, avec un oeil ravi, puis peu à peu d'un oeil plus critique...) Et pourquoi étais-je critique avec Dawson ? Je voyais des ados de mon âge philosopher comme s'ils avaient dix ans de plus et ceci me génait énormément... C'est pour cela que je regarde les séries d'une façon plus critique (même si je reste boulimique, je sais quand même où se trouvent les grands crûs !! :-D)
Pour ce qui est de One Tree Hill, la qualité est au rendez-vous : des scénarii léchés, des personnages travaillés (et des acteurs excellents et... miam à regarder ! :-D)... Il faut également remarquer la BO remarquable : des guest de luxe (Fall Out Boy, Sheryl Crow, Jimmy eat world), les chansons du moment en fond sonore, des références "classiques" mais également des chanteurs intrasèques (Cf. Haley ou Chris Keller.) Bref, OTH (pour les intimes) se laisse dévorer sans s'en rendre compte.
Diffusée en ce moment sur la CW (ancienne WB), la série en est à sa quatrième saison et semble se porter pour le mieux (en comparaison avec Newport Beach qui vient tout juste d'être arrêtée après 98 épisodes.) Pour l'instant, nous ne savons pas encore s'il y aura une cinquième saison, mais ça semble bien parti... En attendant, vous pouvez voir, voire revoir les trois premières saisons en dvd. ^^
Merci à One Tree Hill (hypnoweb) pour les photos.
Pour plus d'informations, rendez-vous sur OTH France.
Basileus.
14 janvier 2007
Angel, une série qui a les crocs...
Quoi de neuf dans le petit poste ?? "Elle est pas un peu pas bien, la Basileus ??" Que vous vous dites en rigolant doucement devant votre écran d'ordinateur... Et vous n'auriez pas si tort que cela... Me voici désormais venue délirer sur une vieille série arrêtée depuis quelques années déjà... Mais en fait, là n'est pas le but de mon blabla... Je suis venue vous imbiber de mes souvenirs édulcorés et nostalgiques de séries phares qui ont marqué mon adolescence : Angel et Buffy contre les vampires.
Assumons nos vices... ^^'
Ben oui, j'avoue, j'ai suivi honteusement, mais avec délice, ces deux séries et je viens ici en parler avec vous... En fait, cela ne m'est pas venu à l'esprit tout seul, en fait, cela tient également à l'un de mes cadeaux de Noël (merci, moi... XD) En effet, lorsque je me suis promenée dans une Fnac archi-bombée pour faire mes achats de Noël le 23 Décembre (faire ses achats à la dernière minute est un art de vivre, mes chers... :-D), je suis tombée sur ce coffret :
Et là... Boum ! Le flash ! Des tonnes de souvenirs me sont remontés à la tête et une seule envie : me faire un marathon Angel jusqu'à la fin de mes vacances... (voilà, le mystère de ma disparition cybernétique est résolue, mes chers Watson...)
Mais, avant toute chose, remontons dans le temps, à l'origine de mon vice vampirique... "je vous parle d'un temps que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître..." Imaginez ! Pas de trilogie du samedi, juste quelques séries complètement délirantes cachées le vendredi en seconde partie de soirée... Mes premières amours : Le Caméléon, Buffy contre les vampires. C'est là que j'ai découvert l'univers bien particulier de Joss Whedon, créateur de la petite bouffette...
Ah là là... Qui aurait pu parier à l'époque sur le succès de Buffy, the vampire slayer, film du même Joss Whedon, sorti en 1992 avec Kristy Swanson, Donald Sutherland et Luke Perry ? En fait, pas grand monde... Il faut dire ce qu'il en est, il n'y a rien de plus kitsch qu'une "tueuse" de vampires vivant à "Sunnyvale", devenue dans la série "Sunnydale" et luttant contre un vampire agé de plus de 600 ans...
Petit résumé pour les incultes... et les autres ! :-D
Comme le titre de mon article vous l'indique, ce n'est pas de Buffy dont je vais parler mais de la série cross-over qui en découle, c'est-à-dire Angel. Et comme je sais que parmi mes lecteurs, certains viennent se perdre par inadvertance sur ce site, je crois que ce ne sera pas du luxe que de raconter l'histoire...
Buffy Summers a été désignée comme étant une "tueuse de vampires", cette désignation lui vaut en plus de nombreux et coriaces adversaires une force surhumaine. Mais elle ne sait pas que dans sa quête, elle est aidée par un ange gardien (dont le prénom, ô ironie du sort est "Angel") Et cet ange gardien serait le bienvenu, si lui-même n'était pas un vampire. Un des duos les plus mythiques du petit écran vient de naître... Pour être plus précise, Angel est un vampire qui a été maudit voilà une petite centaine d'années par des bohémiens : il est doté d'une âme. "Qu'est-ce que cela change ?" Demanderaient les lecteurs naïfs... ça change tout.
Car Angel, au contraire des autres vampires, est condamné à expier ses péchés pour le reste de son existence... Et des péchés, Angel en a plusieurs sur la conscience, parce qu'autrefois il était le célèbre Angelus, "le tueur au visage d'ange", un des vampires les plus célèbres, dont les exploits sanglants font encore frémir bon nombre de vampires...
Les choses étant ce qu'elles sont, Buffy et Angel tombent amoureux l'un de l'autre... On attendait tous ça... Mais, là, c'est le drame. Angel devant racheter chacun de ses péchés, le moindre instant de plaisir lui est interdit. Et lorsque Buffy s'offre à Angel, c'est Angelus qui se réveille. S'ensuit une saison d'anthologie avec moults affrontements sanglants et autres déchirements mélodramatiques... Buffy contre les vampires étant une série familiale, il était tout de même inévitable qu'Angel recouvre son âme... Mais dès lors, son amour avec Bouffette est interdit et il préfère s'éloigner d'elle en partant pour Los Angeles (encore une histoire d'ange...)
Petite trousse de secours quotidienne...
Si j'utilise ce titre, c'est pour une bonne raison : les séries de Joss Whedon ont une mission quasiment pédagogique ! Bon, c'est vrai que c'est un peu fort de dire ça, mais il faut avouer une chose : Whedon sait parfaitement parler du quotidien d'une manière tout à fait inovante...
En effet, Buffy et Angel ne parlent pas seulement de démons et de magie, Whedon maîtrise l'art de parler du quotidien, de la banalité, des petits problèmes qui surviennent au jour le jour...
Lors de la saison 2 de Buffy, on rencontre le personnage de Oz qui deviendra le petit ami de Willow. Atteint de lycanthropie (maladie du loup-garou), il devient trois nuits par mois une bête assoifée de sang : au lieu d'exposer cet état sous la forme dramatique, Whedon préfère le comparer aux règles féminines... Alors que Buffy est ouvertement une série destinée à un public adolescent, Angel, créée quelques saisons plus tard a une vocation plus adulte.
Les spectateurs suivent dans Angel des personnages qui entrent dans la vie adulte et les thèmes abordés sont également très intéressants : difficultés à trouver le métier de ses rèves (Cordélia rêve de devenir actrice), problèmes d'argent (difficultés à payer le loyer, difficultés à trouver un logement mais aussi problèmes relationels : tous les problèmes du quotidien sont abordés. Quand je parle des problèmes du quotidien, je pense aux problèmes de couples : Cordélia se retrouve enceinte après avoir eu une relation d'un soir, je parle également d'assumer sa paternité : Angel devient père lors de la saison 3, mais également de problèmes relationels tels que trouver la frontière entre jalousie et confiance envers son partenaire...
Des séries qui ont de beaux restes...
Buffy et Angel se sont respectivement achevées en 2003 et en 2004, les fans restent présents, si vous êtes intéressés par l'une ou l'autre de ces séries, je vous recommande d'aller faire un tour sur leurs sites : je remercie tout particulièrement Angel et Buffy pour leurs photos...
Je tiens à vous rappeler également que vendredi prochain (le 19 Janvier) déboulera sur M6 une nouvelle série : Bones avec David Boreanaz (qui faisait Angel) dont je vous donne le générique :
bones
envoyé par aurelbuffy
Basileus.
21 octobre 2006
Prison Break : ça déchire grave...
Bon, je sais, c'est pas très neuf tout ça, mais j'attendais de voir si j'accrochais vraiment à cette série pour venir en parler ici. Or, c'est le cas, donc voici que je me mouille (j'utilise ce mot parce que je connais certaines personnes de mon entourage qui ont horreur des séries télévisées et qui les classent au top niveau de la "beauf' attitude".) Donc, je revendique complètement ma "beauf' attitude" (d'ailleurs, dans un article précédent, je vous avais avoué que j'étais "série-maniaque"...)
Je viens donc aujourd'hui vous parler d'une série que j'adooooooore en ce moment : Prison Break. (imaginez-moi bavant devant mon clavier... :-D)
Suivie en moyenne par plus de 5 millions de télespectateurs en France, cette série aura le mérite de n'avoir pas besoin de trop longues présentations de ma part...
Michael Scofield (Wentworth Miller) est envoyé dans la prison de haute sécurité Fox River pour braquage de banque. Etonnant de la part d'un homme brillant à qui la réussite a toujours souri... En réalité, il s'est volontairement fait incarcérer afin de retrouver son grand frère, Lincoln Burrows (Dominic Purcell), condamné à mort pour le meurtre du frère de la vice-présidente (alors qu'il est innocent). Pourquoi, vous demanderez-vous ? Afin de le faire s'évader, bien sûr ! Scofield a monté tout un plan depuis l'extérieur : ayant participé en sous-traitance à la rénovation de la prison, Michael connait les plan de Fox River. Comment faire pour s'y retrouver une fois sur place ? Facile : il suffit de les avoir toujours sur soi ! (Cf. Photo à gauche.)
Une fois à l'intérieur de la prison, Michael va pourtant découvrir que même les plans les plus parfaits ont parfois des failles : la réalité de l'univers carcéral va refaire surface...
L'univers des prisons américaines décrypté.
A la manière de Oz, série ultra-violente sur les prisons américaines, Prison Break prend le parti pris (plus qu'intéressant) de nous dévoiler l'univers carcéral sous son jour le plus réaliste. En effet, la série (comble du luxe) a été tournée dans une véritable prison : la prison de Joliet, dans l'Illinois. Les réalisateurs ont tablé à tel point sur le réalisme que Dominic Purcell joue dans une cellule surnommée "la tombe" et qui a accueilli le véritable tueur John Wayne Gacy.
Les personnages
Il me semble très important de parler des personnages, étant donné qu'ils font tout le sel de la série (je parlerai du personnage et je n'analyserai, puis je dirai deux, trois mots sur son interprête) :
-John Abruzzi (Peter Stormare)-
John est l'un des éléments clés du plan de Michael : ayant commis deux meurtres, en prison pour purger une peine de 120 ans, lié à la Mafia, Abruzzi est l'allié idéal pour Scofield. En effet, ce qui est génial est que le plan de Michael ne s'arrête pas à la seule évasion de la prison, mais bien à tout ce qui se passe ensuite. John est le patron d'une société d'avion se trouvant à 7km de Fox River !
Mais dans ce milieu, rien n'est gratuit. Pour s'attirer les faveurs d'Abruzzi, Michael doit user d'arguments plus convaincants que ses beaux yeux... Il sait où trouver Otto Fibonacci, témoin protégé et capable de faire tomber le parrain de la Mafia. La tension monte en intensité dès lors que Falzone, le dit parrain met la pression sur Abruzzi afin de savoir où se trouve ce témoin génant. Abruzzi, poussé à bout décide de torturer Michael : et l'une des scènes les plus marquantes de la série (Abruzzi fait couper deux orteils à Michael : la série montre ici sa volonté jusqu'au-boutiste ne de pas "faire les choses à moitié"...)
Abruzzi est certainement l'un des personnages les plus dangereux et imprévisibles de la série (à suivre de très près...) Pour ce qui est de l'acteur : Peter Stormare, sa présence dans le catsing de Prison Break témoigne une fois de plus de la qualité de la série. Acteur à la longue filmographie, nous retiendrons quelques uns de ses films : Armageddon, Dancer in the dark, Minority Reports, Constantine, Les Frères Grimm...
De son vrai nom, Théodore Bagwell est très certainement tout aussi inquiétant qu'Abruzzi, voire plus encore... Faisant partie des 6 détenus les plus dangereux de Fox River, il purge une peine de prison à vie pour avoir kidnappé six personnes ainsi que pour avoir commis des viols et des meurtres au premier degré. T-Bag appartient à l'Agence puritaine, un groupe de racistes faisant office dans sa précédente prison et qu'il essaie de recréer.
S'intéressant à Michael pour des raisons... pas très catholiques, T-Bag ne tarde pas à comprendre que le jeune homme est autrement plus fascinant. C'est lors des émeutes raciales qu'il découvre que Michael et son groupe d'amis montent un plan afin de s'échapper de Fox River. Lorsqu'on découvre qu'il y a une personne en surnombre dans le groupe d'évasion, T-Bag n'hésite pas à égorger Abruzzi se croyant alors investi d'une mission divine de rédemption et de pardon.
T-Bag est sans conteste le personnage le plus dérangeant de la série, on a juste hâte de découvrir ses nouvelles frasques... Robert Knepper est un habitué du petit écran (ayant joué dans de nombreuses séries à succès telles que Star Treck Voyager, Urgences, Profiler, Les Experts à Miami ou Carnivàle, on ne peut donc que se réjouir qu'il ait rejoint le casting de Prison Break.)
Le brave directeur de Fox River, c'est lui. Directeur aux méthodes progressistes dont l'intime conviction est que les prisonniers sont capables de se racheter durant leur séjour en prison, Pope est un homme qui sait accorder sa confiance. Il va apprécier très rapidement Michael dont l'aide va se révéler très précieuse pour la construction d'une maquette du Taj Mahal, cadeau qu'il souhaite offrir à sa femme pour leur anniversaire de mariage.
On découvre en ce personnage une véritable volonté de fer : en effet, lors de la visite des agents secrets Kellerman et Hale (dont la mission est de faire tout leur possible pour que le secret de la Vice-présidente ne soit pas mis à jour et que Lincoln Burrows soit mis à mort), celui-ci résiste à leurs menaces et empèche le transfert de Michael dans une autre prison.
Pour ce qui est de Stacy Keach, je n'ai pas grand chose à vous dire sur lui ne vous ne connaissiez déjà, ayant déjà roulé sa bosse par monts et par vaux, cet acteur de talent rehausse encore (s'il est possible) le casting.
-Capitaine Brad Bellick (Wade Williams)-
Ah là là... On en a déjà vu des gardiens de prison vicieux et salauds et je peux vous assurer que Bellick est d'un haut niveau ! Surveillant général de la prison, il surveille d'une main de fer les détenus et n'hésite pas à tendre des pièges à certains d'entre eux. Il a tout contre lui, ce brave homme : il accepte les pots de vins des prisonniers, il est arriviste (se voit très bien en futur directeur de Fox River) et pour finir, le comble du comble, c'est un dragueur minable (il a des vues sur le docteur de la prison, Sara Tancredi.)
Quand il a un détenu dans l'oeil, il ne l'a pas ailleurs... Pas de bol pour Michael, il est pris en grippe dès son arrivée par celui que tout le monde dans la prison surnomme "boss". Le soupçonnant de fomenter un mauvais coup, Bellick n'hésitera pas à chercher des indices, à lui tendre des pièges, voire à le violenter (il laisse Abruzzi le torturer, par exemple.) Il mettra également la pression sur un jeune détenu (Tweener) afin de lui extorquer des informations sur Scoffield...
Habitué des séries télévisées, Wade Williams est apparu notamment dans : Urgences, Nash Bridges, X-Files, Six Feet under ou JAG.
-Lincoln Burrows (Dominic Purcell)-
Il représente la figure du grand frère par excellence. Lui et Michael se sont retrouvés orphelins lorsque leur mère est morte (leur père les ayant abandonnés.) Alors que Michael décide de se plonger dans les études, Lincoln tombe dans la petite délinquance après avoir contracté de lourdes dettes. C'est pour rembourser ces dettes qu'il doit honorer un contrat pour tuer un homme. En fait, ce contrat est un piège, l'homme est déjà mort. Le pire est que cet homme est le frère de la vice-présidente des Etats-Unis ! Après plusieurs appels, Lincoln est condamné à mort et envoyé dans la prison de haute sécurité de Fox River.
1 mois avant la fin de la condamnation, il découvre que son petit frère a été incarcéré dans la même prison que lui et ce afin de le faire s'évader. Lincoln est quelqu'un de très difficile à cerner, son personnage étant antinomique. En effet, nous avons ici la figure ressassée du prisonnier qui est tout de même un "type bien". Protecteur, croyant aux valeurs fondamentales de la famille, Lincoln est un personnage d'une grande richesse. Que dire de l'interprétation plus que parfaite de Dominic Purcell que certains avaient pu apercevoir dans John Doe ? "encooooore !!"
-Michael Scofield (Wentworth Miller)-
Voici enfin The star of Prison Break, j'ai nommé le fameux Michael dont je parle depuis une heure !! Inutile de vous cacher que la réussite de la série repose en grande majorité sur ce personnage... Pourquoi ? Quel est le secret de cette réussite pour le moins étonnante ? Je crois que tout réside dans le mystère de ce personnage. Prêt à tout pour sauver son frère, jusqu'à y mettre "toute sa chair" (je fais ici référence à l'épisode "dépression" où l'on voit Michael devenir fou à la constatation de l'échec de son plan.) Torturé, mutilé et n'ayant pas hésité à se faire tatouer les plans de la prison de Fox River sur le corps, Michael est pour le moins étonnant et détonnant. On ne sait quasiment rien de lui, si ce n'est qu'il est le petit frère de Lincoln et qu'il est surdoué. Architecte, diplômé en génie civil, on découvre de lui quelques menues informations glannées par le docteur Tancredi tout aussi intriguée que nous par Michael. On apprend en effet que Michael a été suivé par un psy, qu'il souffre de lourds troubles affectifs le rendant particulièrement sensible au sort d'autrui (et plus qu'au sien.)
Il n'est pas à douter que le charisme du jeune Wentworth Miller est pour quelque chose dans le succès international de la série (ainsi, il a été nominé aux Golden Globes en tant que "meilleur acteur de série dramatique".) On ne peut que lui souhaiter le meilleur... ^^
Prison Break, ou comment nous mitonner une série aux petits oignons ?? Facile : j'ai déjà parlé des personnages et de la revendication réaliste de la série, rajoutez-y un scénario complètement bétonné (les scénaristes connaissent déjà la fin de la série, mais le nombre des saisons peut tout à fait varier suivant que la série remporte un franc succès ou non.) avec des cliffhangers à chaque fin d'épisode. La tension est palpable... ^^ Rajoutez à votre recette une BO transformable (la France a décidé de mettre en avant le rappeur Faf' La Rage.) et surtout parlez de cette série dans tous les magazines à la mode (reportez-vous par exemple dans le hors-série de Mad Movies...)
Allez, encore une image, pour le plaisir...
-miam !-
Bref, que vous dire de plus, sinon de vous précipiter dessus ??
Merci aux sites : Prison Break (Hypnoweb) et Prison-Breack.fr .
Basileus.
25 septembre 2006
Séries-maniaque...
Je dois avouer que je suis la survivante d'une espèce en voie de disparition : la séries-maniaque... C'est plus fort que moi, je ne peux pas m'empêcher de suivre des séries en raffale... Je suis du genre "jusqu'au-boutiste", c'est-à-dire que je suis complètement accro, que je peux suivre une série du premier épisode, jusqu'au dernier, et je vais parfois même jusqu'à me renseigner dessus, sur les acteurs, les previews et autres conneries dans le genre... Bref, je suis un "vampire du PAF"... La rentrée, c'est l'occasion pour moi de vous faire rentrer dans mon univers de téléphage... C'est parti, moussaillons !
-Première découverte, petite bombe télévisuelle, j'ai nommé le très sublime et génial Prison Break. Tout le monde en a entendu parler ou a tenté l'aventure sur M6... Série située entre Oz (série sur les prisons américaines réputée pour sa violence extrême) et Les Evadés (film mettant en scène une nouvelle de Stephen King sur un prisonnier incarcéré à tort), Prison Break est sans hésiter une seule seconde la véritable révélation de cette rentrée.
M6 a gagné le gros lot avec cette série... Bien que l'histoire soit invraisemblable (un type incarcéré à tort pour le meurtre du frère de la vice-présidente que son petit frère va tenter de faire évader), les acteurs sont si bons qu'ils nous font oublier le scénario. Je laisse plusieurs points bonnus à l'acteur principal, Wentworth Miller, excellent de mystères et de froideur mathématique. Son personnage, Mikael, se révèle l'un des plus intéressants et des plus complets rencontrés dans une série américaine depuis des lustres (il est à noter par exemple que le tatouage qu'il porte, tout en contenant les plans de la prison, représente sur la poitrine un démon tuant un ange et sur le dos un ange tuant un démon...) Saluons également l'excellent Dominic Purcell que les fans de la première heure avaient pu découvrir dans "John Doe".
Pour ceux que ça intéresse, vous pourrez trouver un dossier assez complet sur la série dans le hors série de Mad Movies. Vous pouvez également aller sur : http://www.prison-break-france.com/.
-Mon second coup de foudre est un peu plus ancien, certaines personnes avaient pu découvrir cette série quelques semaines auparavant la rentrée, mais il n'est jamais trop tard pour en parler et pour mettre l'eau à la bouche des petits retardataires... Grey's Anatomy. Sorte de lien de transition entre le dinosaure qu'est Urgences (et dont l'audiomètre poussif dénote de l'absence de volonté renouvellement dans les scénarii) et l'out-sider et talentueux Scrubs (qu'il ne faut en aucun cas rater malgré l'heure tardive de diffusion le vendredi soir sur M6...), Grey's Anatomy se révèle un pur petit bijou. Sachant s'approprier aussi bien le registre comique grace à des personnages riches que le registre tragique au travers de certains épisodes d'une grande puissance, cette série est l'une des grandes gagnantes de TF1 (contrairement à Lost dont les scores mitigés laissent présager un horizon plus sombre en matière de diffusion pour l'année prochaine. Pour ce qui est de Grey's anatomy, retrouvez-la le lundi en seconde partie de soirée, mais avec 4 millions de télespectateurs accros, il n'est pas à douter que cette série trouvera bientôt un créneau de diffusion digne de son succès.
Rendez-vous sur : http://www.greys-anatomy.info/
-Troisième coup de foudre, un peu plus étonnant (mais bon, tout le monde a le droit de retomber en enfance...), j'entends par là la très bonne série One Tree Hill, plus connue en France sous le nom de Les Frères Scott (titre de série hélas d'une si grande platitude qu'il m'avait empêchée jusque là de m'aventurer à regarder ne serait-ce qu'un seul épisode... Erreur fatale ! TF1 rediffuse en ce moment la série depuis le début (enfin... En ce moment, on arrive tout de même à la saison 2... ^^') Série pour ados, One Tree Hill est certainement l'une des meilleures qu'il m'ait été donné de voir depuis au moins Dawson... Je sais... J'entends déjà tous les détracteurs de Dawson se lever pour huer cette série... Il n'empêche qu'elle a été l'une des séries pour ados qui s'est le plus démarquer à son époque... A mon avis, il en va de même pour One Tree Hill, où deux frères, l'un légitime et l'autre non, se bagarrent et se détestent sur fond de basket. Les personnages sont travaillés (et mignons ! XD), l'histoire se laisse suivre agréablement et les acteurs sont tous talentueux. Du pur plaisir. Vous pouvez vous procurer en DVD les deux premières saisons (de ce que j'en ai vu, la première est vraiment excellente, la seconde, un peu moins originale, mais tout aussi palpitante...) et la troisième arrivera en France en Novembre...
Vous pouvez vous rendre sur le site officiel : http://lesfreresscott.free.fr/
Bon visionnage à tous!
Basileus.
09 septembre 2006
ROME : "Ave caesar, morituri... "
Mercredi dernier un grand évènement a bouleversé le monde du petit écran, aussi retentissant qu'une armée en marche traversant le Rubicond... Rome, la série diffusée il y a quelques mois à peine sur Canal + vient tout juste de débarquer dans les rayons des meilleures vidéothèques... ^^
-Désormais, il est possible d'atteindre le Nirvana pour 60€ seulement! ^^-
Avant toute chose, je vais parler du packaging... Cette série en 12 épisodes est répartie en 6 dvds dont un documentaire. Le gros "plus" de cet ensemble est très certainement le coffret en lui-même, de tuuuuuuuute beauuuuuté... ^^ Superbement travaillé, le coffret en bois s'ouvre à la perfection sur les 6 dvds, rajoutez un petit livret explicatif et vous voici aux anges...
L'Histoire avec un grand "H" comme si vous y étiez...
Si vous vous rappellez la pub de Canal + sur Rome, vous devriez savoir que pour se mettre à jour question programme d'Histoire, soit vous faites entrer des lions dans votre chambrée, soit vous regardez cette série... Produite en douze épisodes par la chaîne HBO l'année dernière, Rome est la série la plus chère de l'histoire (100 millions de dollars, dont 15 produits par la BBC.) Première série anglophone tournée entièrement dans un pays non anglophone (la série a été tournée dans les studios de la Cinecitta.)
52 av. JC : Vercingétorix vaincu, rend les armes devant César...
Cette série aborde le thème riche et foisonnant de la chute de la République Romaine et de la naissance de l'Empire... Je remercie d'avance Wikipédia pour le résumé qui suit : L'action débute lorsque Jules César revient de Gaule à la fin de son mandat de proconsul, refuse de libérer ses légions selon l'ordre du Sénat, et s'apprête à franchir le Rubicon à la tête de ses légions et à marcher sur Rome. Dès lors, on suit les luttes de pouvoir entre Pompée et César, jusqu'à l’assassinat de ce dernier aux ides de mars en 44 av. J-C.
Les deux personnages principaux de l'histoire, Lucius Vorenus et le légionnaire Titus Pullo, de retour à Rome en ces temps agités, croisent et mêlent sans cesse leur destin avec les grands personnages de la Rome antique : Pompée, César, le jeune Octave - futur empereur Auguste - et sa mère, Atia Julii, la vénéneuse nièce de César, Cicéron, Marc Antoine, Brutus, Caton le Jeune, Cléopâtre, etc.
Remarque : Les deux légionnaires, Lucius Vorenus et Titus Pullo sont les deux seuls soldats à être cités régulièrement dans les commentaires sur la Guerre des Gaules de César.
L'Antiquité plus proche de nous que jamais...
Pour l'instant, l'avis que je pourrai vous donner restera incomplet, je viens tout juste de me procurer le coffret et je n'ai pas suivi cette série sur Canal +. Ayant vu les deux premiers épisodes, je ne m'en tiendrai qu'à eux pour vous présenter mon avis... La tension politique de l'époque est fort bien rendue : les deux partis (pro-César et pro-Pompée) sont en présence, la tension est à son comble. D'un côté l'ambitieux César, guidé par l'armée et la plèbe et de l'autre, Pompée se reposant sur l'appui des patriciens et du Sénat. Parmi les acteurs de cette période trouble, quelques stars s'affirment...
Je mettrai en lumière tout particulièrement le jeune Octave (interprêté par le jeune Max Pirkis) dont l'intelligence et la finesse annoncent la future grandeur ainsi que le rude Marc Antoine (interprêté par James Purefoy) secondant César avec toute la fougue de l'ambition. Toutefois, certains personnages pourraient être encore plus travaillés quant à leur personnalité... Je pense en premier lieu à Brutus dont la jovialité m'étonne un peu. Encore une fois, je n'ai visionné que les premiers épisodes et je suis persuadée que sa personnalité s'assombrira au fur et à mesure qu'il s'inspirera des préceptes du stoïcisme... Wikipédia relève quelques erreurs mineures telles que l'utilisation du papier alors que celui-ci n'arrivera de Chine qu'au 3ème siècle après JC... Mais dans l'ensemble, cette oeuvre s'avère majeure pour tout amoureux de l'Antiquité et de l'Empire romain plus particulièrement. Une série de toute beauté à se procurer de toute urgence !!
Pour plus d'informations sur la série, rendez-vous sur le site officiel anglais : http://www.hbo.com/rome/
Basileus.




























